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 Le Temps d'un Crépuscule (13+)

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Vicnin



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MessageSujet: Re: Le Temps d'un Crépuscule (13+)   Ven 17 Oct 2014 - 18:36

Tellement de mystère encore x)
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Cristal

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MessageSujet: Re: Le Temps d'un Crépuscule (13+)   Mer 11 Mar 2015 - 19:29

Chapitre 2 :

Reynald s’agenouilla dans l’eau près du Héros du Crépuscule et l’examina. Celui-ci était visiblement inconscient et le prêtre en cherchait la raison. Il remarqua des traces de sang sur une pierre juste à côté de la tête du jeune homme.

Son attention fut alors attirée par des bruits de galop. Deux chevaux arrivèrent de la plaine et leurs cavaliers en descendirent. Ceux-ci se précipitèrent vers le religieux qu’ils avaient repéré de loin. Il s’agissait de Colin et de Fénir, deux adolescents vivant au village de Toal.

« Père Reynald, c’est mon père qui nous envoie, cria Colin. Nous avons eu d’étranges visiteurs au village. »

Reynald releva la tête et aperçut les deux garçons.

« Vous arrivez au bon moment, je vais avoir besoin d’aide.
— Qui est-ce, demanda Colin en désignant la forme allongée devant le prêtre.
— C’est Link ! »

Fénir qui avait commencé à avancer, s’arrêta net, surpris. Il se retourna vers Colin qui avait pâli. Ce dernier se précipita vers le jeune homme étendu sur le sol.

« Pourriez-vous le soulever et l’emmener à l’auberge ? Je pense qu’il va avoir besoin de soins. J’ai remarqué du sang sur une pierre. Probablement une chute. »

Fénir rejoignit Colin et tous deux entreprirent de porter Link. Reynald les précéda pour aller demander une chambre à l’auberge et en obtint une sans difficulté. Ils déposèrent Link sur le lit et lui ôtèrent sa tenue humide. Ceux-ci furent placés sur une chaise pour les faire sécher.

Pendant que les deux garçons s’occupaient de l’inconscient, le prêtre était descendu emprunter un habit et du matériel de soin au propriétaire de l’établissement. À son retour, il aida Fénir et Colin à le vêtir puis ils le couchèrent.

Ensuite, Reynald observa la blessure que Link avait à la tête et qui avait été provoquée par sa chute sur la pierre. Le religieux nettoya la plaie et lui mit un bandage. Il ne restait plus qu’à attendre son réveil.

« Colin, Fénir, pourriez-vous aller avertir la princesse Zelda du retour de Link ?
— Bien sûr, nous devions la voir de toute façon, nous avons un message pour elle de la part de mon père, répondit Colin.
— Vous en aviez un pour moi aussi, si j’ai bien compris.
— Oui ! Comme je vous l’ai dit en arrivant, nous avons reçu d’étranges visiteurs au village.
— Des hommes en armures sombres, ajouta Fénir. Ils voulaient parler au chef du village. Bohdan les a reçus avec Moï.
— Mon père ne voulait pas laisser le chef seul avec ces inconnus, ajouta Colin.
— Qu’est-ce qu’ils voulaient ?
— Nous n’en savons rien. Mon père n’a rien voulu nous dire. On est trop jeunes, selon lui ! Mais, il vous a écrit une lettre. »

Colin tendit une enveloppe au prêtre qui la prit et l’ouvrit.

« Père Reynald,

Bohdan et moi avons reçu la visite de plusieurs gardes du royaume de Tradan. Ceux-ci se disent à la poursuite d’un esclave en fuite qui se serait rendu coupable de nombreux forfaits. Ils ne sont pas entrés dans les détails et se sont immédiatement mis sur la défensive lorsque nous avons essayé d’en savoir plus. Selon moi, leurs accusations sont là pour justifier leurs actes.

La description de l’individu est la suivante : jeune homme plutôt maigre avec des cheveux châtain clair et des yeux bleus, portant un uniforme beige. Cette description me fait penser à quelqu’un. Ils ont ajouté qu’il portait un tatouage derrière l’oreille droite : sept traits verticaux.

Ils ont promis une belle récompense pour sa capture. Nous leur avons expliqué que nous n’avions vu personne de nouveau. J’envoie Colin et Fénir avertir la princesse. Nous ne pouvons laisser des esclavagistes parcourir le pays à la recherche de cet homme, surtout si son seul tort est de s’être échappé.

Donc, si vous croisez le fuyard, avertissez-moi ! Je m’en chargerai. Particulièrement si mon intuition est bonne…

Bien à vous,

Moï »

Reynald observa les vêtements qu’ils avaient retirés à Link : « uniforme beige ». Puis il reporta son attention sur l’inconscient : « jeune homme plutôt maigre avec des cheveux châtain clair et des yeux bleus ». Le prêtre comprit immédiatement à qui Moï faisait allusion.

La lettre mentionnait également un petit tatouage derrière l’oreille. Il s’approcha de Link et déplaça sa tête pour l’examiner. La marque était bien là …

« D’après ce que me dit Moï, ces hommes sont à la recherche de quelqu’un ?
— De qui », demanda Fénir.

Reynald désigna Link. Les deux garçons se regardèrent en silence.

« La princesse doit être mise au courant. Je pense que la lettre que vous lui portez lui apprendra ce qu’elle doit savoir sur ces hommes. Pour le reste, dites simplement qu’il s’est passé un évènement important ici et que sa présence est vivement recommandée.
— Nous partons sur-le-champ, mon père. »

Reynald accompagna les deux garçons à la porte de la chambre, leur recommandant d’être prudents sur la route. Personne n’était à l’abri d’une mauvaise rencontre.

Link n’avait toujours pas ouvert les yeux, ce qui inquiétait le prêtre. La plaie était sans nul doute responsable de son inconscience, mais Reynald n’avait aucune idée des éventuels dégâts qu’elle avait causés à l’intérieur ni si le blessé finirait par se réveiller. Si le cerveau avait été touché, il était probablement déjà trop tard pour le sauver.

Les heures passèrent. En début d’après-midi, le religieux se dirigea vers la fenêtre. Il s’était mis à observer les allées et venues des villageois, quand le Héros du Crépuscule commença s’agiter. Reynald se retourna et vit que Link avait repris connaisance. Ce dernier promenait son regard étonné sur ce qui l’entourait, ne reconnaissant pas l’endroit.

Ce qui n’avait rien de surprenant, vu que l’auberge avait changé de propriétaire durant son absence et avait été entièrement réaménagée. Les murs de la chambre avaient été peints en vert pastel. La pièce était meublée d’un lit et d’une commode en bois de chêne.

Le prêtre s’approcha du jeune homme et s’assit à ses côtés. Lorsque les yeux bleus du Sauveur d’Hyrule se posèrent sur son ami, un éclair de joie les illumina.

« Père Reynald ?
— Oui, je suis ravi de constater que tu as gardé tes souvenirs intacts. »

Link tenta de s’asseoir dans le lit. Mais, très vite, il porta la main sur sa tempe, éprouvant une vive douleur. Un large bandage lui couvrait la tête.

« Que m’est-il arrivé ?
— J’espérais que tu pourrais me l’apprendre.
— Je n’en ai aucun souvenir ! Où sommes-nous et comment suis-je arrivé ici ?
— Je t’ai trouvé inconscient, couché dans l’eau de la source, ce matin très tôt. Apparemment, ta tête a heurté une pierre et tu t’es évanoui. Tu es dans une des chambres de l’auberge du village de Cocorico.
— L’auberge ? Je ne me rappelais pas qu’il y avait de telles chambres dans cet établissement ?
— Elle a changé de propriétaire durant ta longue absence ! Les nouveaux gérants ont fait de nombreux travaux. »

Surpris, le jeune homme observa le prêtre.

« Qu’entendez-vous par ma « longue absence » ? »

Le père Reynald observait Link avec attention. Il choisit de lui poser une question sans lui dévoiler tout de suite la durée de sa « disparition ».

« Qu’elle est la dernière chose dont tu te souviennes ?
— J’avais rendez-vous avec la princesse pour régler un problème avec un commandant de son armée. Ensuite, elle m’a accordé un congé exceptionnel pour me permettre de retourner à Toal. J’ai fait le trajet avec Iria, mais je ne me souviens pas être arrivé à destination. Avons-nous été attaqués ?
— Je ne le pense pas. À part celle que tu as à la tempe, tu ne portes aucune trace de blessure récente, mais tu as quelques cicatrices. Que t’est-il arrivé ?
— Des cicatrices ? »

Link s’assit dans son lit et se mit à bouger son bras gauche. Ne ressentant aucune douleur, il ôta sa chemise et observa la marque qu’avait laissée le coup de poignard donné par le commandant Vernarte. Le jeune homme ne comprenait pas comment sa blessure avait guéri avec autant de rapidité. Combien de temps était-il resté absent ? Une plaie de cette importance ne peut pas cicatriser en seulement quelques jours.

Le Héros du Crépuscule s’attarda ensuite sur les vêtements qu’il portait.

« Où sont mes vêtements et mes armes ?
— La tunique et le pantalon que tu portais sont sur cette chaise. Mais tu n’avais rien d’autre. »

Link se leva et s’approcha de la chaise. Il examina la tunique. Elle ne lui rappelait aucun souvenir.

« Toi et ton amie, vous êtes arrivés indemnes au village de Toal, mais tu as disparu dans la nuit.
— Comment ça, « disparu » ? Que s’est-il passé ?
— J’espérais que tu pourrais nous l’expliquer ? Je ne connais que la version d’Iria. Elle t’a laissé seul dans ta maison pendant une petite demi-heure. À son retour, tu n’étais plus là. Les villageois t’ont cherché des jours durant. La princesse Zelda a même envoyé ses soldats pour leur prêter main-forte. Les recherches ont duré deux mois entiers, mais personne ne t’a retrouvé. Nous ignorions où tu étais et ce qu’il t’était arrivé. »

Link éprouvait des difficultés à comprendre ce que Reynald lui disait. Comment avait-il pu disparaître ? Malheureusement pour lui, le jeune homme n’était pas au bout de ses surprises.

« Après l’arrêt des recherches officielles, deux personnes ont continué à sillonner les routes dans l’espoir de te retrouver.
— Qui ?
— Iria et Corentin, un garde du château qui a été désigné par la princesse pour protéger ton amie.
— Je le connais ! Sont-ils sur les routes en ce moment ?
— Non, ils ont dû arrêter après plusieurs mois. Au moment où tu as été déclaré officiellement « mort ». »

Link reçut un choc en entendant ces mots. Les termes résonnaient dans sa tête : trois ans, mort ! À combien de nouvelles de ce genre devait-il encore s’attendre ? Le jeune homme regarda le prêtre dans les yeux.

« Ne tournez plus autour du pot, mon père. Dites-moi combien de temps s’est passé depuis ma fameuse disparition ! »

Le prêtre examina le Héros du Crépuscule essayant d’évaluer s’il était apte à entendre une telle nouvelle. Le jugeant suffisamment calme pour encaisser le choc, Reynald répondit :

« Sept ans, jour pour jour. »
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Vicnin

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MessageSujet: Re: Le Temps d'un Crépuscule (13+)   Mer 11 Mar 2015 - 21:45

Wow 7 ans :O oui je suis toujours à fond car c'est génial Very Happy !
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Le Temps d'un Crépuscule (13+)
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